Qu’est-ce que la Naturopathie?

Qu’est-ce que la Naturopathie?

21 janvier 2018 11 Par Enaëlle

Selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), la naturopathie est « un ensemble de méthodes de soins visant à renforcer les défenses de l’organisme par des moyens considérés comme naturels et biologiques ».

La naturopathie est aussi plus que cela. Elle s’appuie sur des notions de prévention, d’équilibre, d’unicité et d’entièreté de l’individu.

En effet, sans jamais se substituer à la médecine allopathique et à ses traitements, la naturopathie la complète, en faisant appel à notre « médecin intérieur », à cette extraordinaire capacité qu’a le corps de s’auto-régénérer.

naturopathie

 

Les concepts clés en naturopathie :

Le vitalisme.

Le naturopathe prend en compte, et ceci largement, l’énergie vitale, aussi appelée « Chi », « Prana » ou « Ki » dans d’autres médecines traditionnelles. C’est la force d’auto-guérison dont nous disposons. Notre corps est conçu pour se régénérer. Une machine merveilleuse qui n’est pas que matière mais aussi énergie. Cette énergie vitale est liée à notre hérédité et est au maximum au tout début de notre vie. Plus elle est élevée, meilleure est notre immunité. Elle s’épuise, un peu, beaucoup, parfois dramatiquement, avec l’âge et les mauvaises habitudes et comportements néfastes (tabac, alcool, sédentarité, maque de sommeil, stress, pollutions diverses…).

Lors d’un bilan de vitalité, le naturopathe évalue cette force vitale et propose des outils pour la recharger, la restaurer, la consolider.

L’humorisme.

C’est l’étude des humeurs de l’organisme, qui sont les liquides dans lesquels baignent nos cellules : le sang, le plasma, la lymphe intra et extra-cellulaire. Ces humeurs transportent oxygène,nutriments,  et récupèrent les déchets issus du métabolisme cellulaire. Notre santé dépend immanquablement de la qualité de ces humeurs.

Tous les troubles proviennent de leur surcharge en déchets. Les surcharges rendent la circulation des humeurs moins fluides, et donc une moindre nutrition cellulaire, et une élimination des déchets moins efficiente, ce qui provoque un véritable cercle vicieux.

Le naturopathe veille au bon fonctionnement des émonctoires, les voies d’élimination des déchets, que sont le foie, les reins, les intestins, la peau et les poumons.

Le causalisme.

En naturopathie, nous recherchons « la cause de la cause de la cause » et n’accordons pas une si grande importance au symptôme. C’est en cela que cette discipline se révèle passionnante et résolument personnalisée à l’individu : dans la recherche du pourquoi et du comment concourent hygiène de vie, habitudes alimentaires, surcharges humorales, mais aussi état psychologique, émotionnel, dimension psychosomatique. L’être n’est pas simplement victime des circonstances, des microbes, de la maladie, du hasard, mais est véritablement acteur de sa santé.

C’est l’anamnèse qui va permettre au naturopathe de faire le tour de l’histoire du consultant, tant aux niveaux physique, que comportemental, psychologique et environnemental.

causalisme

L’holisme.

Le mot holisme vient du grec « holos », qui signifie « en entier », « tout ». C’est un concept évidemment primordial en naturopathie holistique, qui considère, par définition, l’humain dans toute son entièreté, sur tous les plans : physique, spirituel, émotionnel, énergétique, environnemental, socio-culturel. C’est une vue d’ensemble, notion d’inter-dépendance entre tous ces éléments de « tout communiquant » qui aborde l’être dans toute sa beauté et sa complexité.

« On ne peut guérir la partie sans soigner le tout. » (Platon)

L’hygiénisme.

Il s’agit de l’hygiène de vie : alimentation, activité physique, sommeil, neuro-psychisme, rythmes travail/loisir/repos, respect des besoins de l’organisme.  L’hygiénisme se veut en accord avec la nature, dans l’écoute de son corps, de son psyché, de leurs nécessités. Ce concept rejoint le causalisme, et ainsi s’attache à éliminer les sources de déséquilibre, la toxémie. L’hygiénisme traditionnel évite le recours aux techniques de soins, aux biothérapies et compléments, et diffère en cela de la naturopathie, qui s’en inspire, y puisant ses racines mais y intègre ses outils.

Les 10 techniques naturopathiques.

Trois techniques sont primordiales, essentielles, incontournables. Ce sont :

  • L’alimentation et tout ce qui s’y rapporte : hygiène alimentaire, alimentation vivante, associations alimentaires, diètes, cures….
  • La psychologie, ou l’importance de l’équilibre neuropsychique : relationnel, gestion du stress, relaxation, sophrologie….
  • L’activité physique ou l’hygiène émonctorielle et musculaire.

A ces bases s’ajoutent 7 autres techniques, qui peuvent, ou non, être nécessaires à la prise en charge de l’individu :

  • L’hydrologie : utilisation de l’eau sous toutes ses formes, en interne et en externe, argile.
  • Les techniques manuelles (chirologie) : les massages non-médicaux.
  • Les techniques respiratoires (qui me sont chères).
  • L’utilisation des plantes par l’aromathérapie et la phytothérapie.
  • Les techniques réflexes : shiatsu, réflexologies…
  • Les techniques énergétiques : aimants, magnétisme…
  • Les techniques vibratoires : lumière, sons, couleurs…

En résumé

La naturopathie holistique est absolument complémentaire de la médecine allopathique et s’adapte parfaitement à l’individu. Ses bases sont la prévention, l’équilibre, le respect, les principes d’auto-guérison. Le naturopathe accompagne son consultant pour une meilleure compréhension de lui-même, et l’encourage à être pleinement engagé dans son bien-être, à être acteur de sa santé.

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« La force qui est en chacun de nous est notre plus grand médecin » (Hippocrate)